Soyons précis pour qualifier et différencier les « intercos » en consolidation

Le chapitre que nous publions aujourd’hui dans l’encart  « Guide de la consolidation » n’intéressera pas à priori les consolideurs chevronnés.

36. Principes généraux d’élimination des comptes intragroupes

En effet, la réconciliation des « intercos » est à priori laissée aux « juniors » des équipes de consolidation, et souvent même aux stagiaires, qui entrent ainsi dans la profession par la porte des « écarts intercos » à résoudre de toute urgence.

Et pourtant le traitement correct des opérations intragroupes est une des bases sur lesquelles s’appuiera tout bon processus de consolidation. J’y reviendrai, tant sur le plan des procédures que des outils qui permettent d’y voir clair.

Je constate que les mots sont importants, car derrière eux les concepts sont différents. Je rappelle que le mot « intercos » est souvent utilisé à tort et à travers pour décrire tous les traitements d’élimination des « intragroupes » . Il faut être plus précis. Lisez le billet, on y distingue bien :

1. Les opérations intragroupes « réciproques », d’une part :

  • Il s’agit des opérations réalisées entre entités du périmètre et dont la réciprocité est à priori parfaite dans les comptes (une créance dans une entité entraîne une dette du même montant dans l’autre, de même pour les charges et les produits),
  • Les comptes générés par ces opérations sont dits « intercompagnies » ou « intercos ». On parle ainsi couramment dans le processus de consolidation de l’étape « d’élimination des intercos » du bilan et du compte de résultat.

2.  Les opérations intragroupes non réciproque, d’autre part :

  • Il s’agit des opérations réalisées entre entités du périmètre et dont la comptabilisation n’est pas réciproque (résultat dans une entité et pas dans l’autre, lors d’une cession d’immobilisation intragroupe par exemple.),
  • On ne parle plus dans ce cas « d’intercos », mais d’opérations « non réciproques ».

La différence est importante : l’élimination en consolidation des premières n’affecte jamais le résultat consolidé, l’élimination de la seconde catégorie impacte les produits et charges, et les capitaux propres.

Bonne lecture, vous avez des exemples !

testsetset

  • 15 avril 2013

    Merci pour ce billet, mais cependant, j’ai un problème.. car dans 2 bouquins « référence », ces opérations ne sont pas appelées de la meme maniere.. :
    -Memento Lefebvre consolidation : Opération réciproques n’affectant pas le résultat, et Opérations réciproques affectant le résultat (donc dans les 2 cas, ils appellent ça dans opérations réciproques… meme pour les provisions sur titres..)
    -Pratique des comptes consolidés (Colinet) :Opérations intragroupe , et Résultats internes.

    et pour compliquer le tout, dans le bouquin de Colinet, ce que vous appelez « opérations intragroupe non-réciproques » ; ce ne sont ni plus ni moins que les intercos réciproques mais avec des décalages dans le transit ou le paiement.. donc vouées à devenir réciproques après écritures d’ajustements..

    difficile de s’y retrouver…

    • François Lenoir

      Leave reply
      23 avril 2013

      effectivement difficile de s’y retrouver, c’est bien l’objet de ce billet
      Le vocabulaire est « structurant » : un « intragroupe » IG est générique (concerne au minimum 2 entités du périmètre); l’intragroupe se divise en opérations IG réciproques (pas d’impact en résultat, pas de profit interne généré dans le résultat groupe; on parle d’intercos en pratique) et non réciproques (marge internes, dépréciations, provisions intragroupe).
      En effet, il est possible que la réciprocité ne soit pas vérifiée du fait de paiements en transit, écarts de comptabilisation entre les entités concernées. Mais c’est une aznomalie que le consolideur détecte et est censé corriger.

Laisser un commentaire

Merci de valider en complétant cette opération de calcul mental * Time limit is exhausted. Please reload the CAPTCHA.