Préparation de la clôture annuelle : la vertu des reporting mensuels, mais aussi des « hard close » et des « pré-clôtures »

La sophistication des logiciels de reporting et de consolidation permet de trouver dans les systèmes mêmes des solutions pour anticiper les sujets sensibles de fin d’année. Les best practices varient selon la taille des groupes et les moyens humains dont ils disposent. Voici quelques « classiques » :

1. Reporting mensuel et prévisions d’atterrissage

Une base « unifiée » de consolidation permet des remontées annuelles, trimestrielles et mensuelles. Les remontées fréquentes permettent une anticipation naturelle des problèmes. On peut citer dans les pratiques courantes :

– le Reporting mensuel : il s’agit d’une phase de consolidation mensuelle, en général des données cumulées à fin de mois (exemple : données réelles à fin avril, 4 mois cumulés), ou des données du mois lui-même (avril seul). Son contenu est comptable et financier : au minimum un compte de résultat consolidé, souvent un bilan et des cash flows consolidés. S’ajoutent en général des éléments non financiers (KPI’s quantitatifs ou qualitatifs). De multiples analyses en découlent (réel/budget/n-1 etc.).

– les Prévisions  (« forecast »): la prévision est un exercice d’estimation de l’année en cours. Exemple : prévision de l’année effectuée au mois d’avril. Plusieurs prévisions sont souvent menées dans l’année, car c’est un excellent moyen de piloter l’activité et d’anticiper la communication financière. Avec en fin d’année un atterrissage que l’on souhaite le plus proche possible des chiffres réels.Quasiment tous les sujets de clôture peuvent être anticipés dans la dernière prévision.

– les Prévisions glissantes (« rolling forecast ») : ces remontées associent des données réelles à la date où la prévision est établie, et des données prévisionnelles pour les mois restant à courir, en général jusqu’à la clôture (exemple : Rolling forecast d’avril => 4 mois réels, 8 mois prévisionnels). Il est également possible de prévoir un nombre de mois fixes (6 mois, 12 mois …) postérieurs à la date de remontée, permettant d’avoir une visibilité permanente sur les mois à venir.

Concernant notre sujet d’anticipation, il est bien évident que ces procédures permettent une vision très en amont de la clôture de fin d’année. Mais elles alourdissent aussi les processus de consolidation.

2. Autres process d’anticipation : « hard close » et pré clôture

Deux pratiques sont fréquentes pour cerner les sujets sensibles de l’arrêté comptable statutaire  (annuel ou semestriel) :

la clôture en « dur » de certains postes (« hard close »), à une date rapprochée de la fin de l’année, en anticipant les mouvements jusqu’à la fin de l’année. Les sujets classiques de hard close en consolidation sont les portefeuilles titres (détention des participations pour établir le périmètre de fin d’année (1) );  les éliminations intragroupes des immobilisations (plus et moins-values de cession) ; des dividendes ; les tests de dépréciation au sens large ( impairment du goodwill en UGT ; immobilisations incorporelles…) ; les provisions (notamment retraites).

la pré-clôture d’un mois proche de la clôture annuelle, en données cumulées, mais à la différence du hard close, sans intégrer l’activité jusqu’à la fin de l’année (exemple : pré clôture de novembre). La direction financière groupe dispose ainsi d’un palliatif à l’absence d’un reporting mensuel systématique.

Autres « best practices » ?  Suggestions ou critiques ? Vos commentaires sont bienvenus.

—————————————————-

(1) voir notre précédent billet : Traitez en amont les impacts de vos mouvements de périmètre connus ou planifiés

Laisser un commentaire

Merci de valider en complétant cette opération de calcul mental * Time limit is exhausted. Please reload the CAPTCHA.